Les Landes à l’heure allemande 3: Le secret de mon père

En 1942, nous sommes tous installés en avec mon père. Grâce aux fermes voisines, le ravitaillement a été plus facile que dans la région parisienne

Je me souviens que nous sommes partis un jour pour un camp de scouts en 1943 et le chef de troupe a demandé des tickets de rationnement à la préfecture pour 25 personnes. Nous n’étions que 12, alors nous avons connu une profusion qui était choquante pour l’époque.

Il fallait faire attention à ce qu’on disait à l’école car il y avait les familles des collabos et celles des résistants.

Les miliciens effectuaient de plus en plus de descentes dans le coin. Nous ne savions pas que mon père était engagé dans la Résistance. Nous avions un garage avec un mur en meulière. Un jour je l’ai surpris en train de gratter la pierre avec un couteau. J’ai su après qu’il y cachait des messages.

Début 1943, des résistants ont été arrêtés et on ne les a plus jamais revus. Il y avait le médecin, deux ingénieurs et d’autres.

You may also like...