La combattante

C’était pendant la guerre d’indépendance algérienne, ma grand-mère et ses frères avaient une ferme dans la montagne en Kabylie, vers Tizi Ouzou. Pendant cinq, ils ont utilisé des tunnels sous les granges où ils cachaient des armes, y compris celles prises aux troupes françaises. Ils les avaient si bien dissimulées que les Français ne se sont jamais aperçus de rien.

Les frères sont morts au maquis et ont été reconnus Chahids (martyrs de l’indépendance), mais ma grand-mère a vécu jusqu’à quatre-vingt-seize ans.

Quand les colons français sont partis, le gouvernement algérien lui a donné un appartement ainsi qu’une pension à vie et on lui a décerné le titre de « Héros de la Libération algérienne ».

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