Les Landes à l’heure allemande 5: La nouvelle
Le 6 juin, nous étions en classe et vers 9h10, quelqu’un a frappé à la porte de notre école. Notre maître d’école, qui était aussi le directeur, est sorti. Nous les avons vu parler quelques instants et le directeur est revenu en faisant une drôle de tête. Nous pensions qu’il y avait eu un attentat. Il a essayé de reprendre son cours mais il s’est arrêté. Il nous a prévenu qu’il allait nous dire quelque chose ‘important, mais qu’il voulait le silence total. Il nous a dit : « Voilà, les Alliés ont débarqué. »
Ça me fait encore pleurer quand j’en parle.
Autant vous dire qu’il n’a jamais pu rétablir le silence.
En repartant, nous nous sommes arrêtés devant une école qui avait été réquisitionnée par les Allemands qui étaient en train de préparer leur départ. Complètement inconscients du danger, nous nous sommes bien moqué d’eux,
La Résistance a fait sauter deux ponts ferroviaires sur la passage avant d’arriver à Cahors.
Ils ont alors commis les crimes de guerre que l’on sait à Tulle et à Oradour-sur-Glane.